Répression anti-syndicale : l’État répond présent à l’appel de La Poste

jeudi 19 décembre 2019
par  Sud PTT 13

Communiqué de presse de la Fédération Sud PTT du 16 décembre 2019.
Un verdict inique contre Gaël Quirante

Mercredi 18 décembre, un double procès en correctionnelle se tenait au TGI de Nanterre. Des cadres de La Poste accusent notre camarade de Sud Poste 92 Gaël Quirante de violences pour la première affaire, du vol d’un téléphone portable pour la seconde, le tout dans le contexte de la grève de 15 mois des postier·e·s des Hauts-de-Seine. Des accusations montées de toutes pièces, dans le but d’obtenir sur le terrain judiciaire ce que La Poste n’a pas réussi à obtenir dans le cadre de la grève, à savoir la mise au pas du syndicalisme de lutte de classe et l’arrêt de la contestation de la politique postale dans ce département.
Les dirigeants de La Poste n’ayant pas digéré le fait que les grévistes reprennent le travail la tête haute, ils se vengent en s’attaquant à l’un des animateurs de la mobilisation.
Il faut bien en convenir, l’Etat, en la personne du juge, a parfaitement répondu aux desiderata de La Poste. L’audience a été proprement surréaliste : les témoignages des postier·e·s (notamment des grévistes qui étaient présents sur les lieux au moments des faits reprochés) ont été purement et simplement ignorés. Le délibéré a été rédigé en moins de temps qu’il n’en faut pour trouver une nouvelle casserole à un ministre (un quart d’heure !).
Le verdict : Gaël est relaxé pour les faits de violence, mais jugé coupable de vol. Il est condamné à trois mois de prison avec sursis, avec cinq ans de mise à l’épreuve (plus des peines financières au titre du préjudice moral et une amende devant être versée à La Poste). C’est une énorme épée de Damoclès qui est placée au-dessus de la tête de notre camarade, pour tenter de le museler. Gaël a interjeté appel, l’application du jugement est donc suspendue.
Mais ce qui s’est passé hier est extrêmement grave. Après les 27 plaintes pour “violation de domicile” (pour des interventions dans des bureaux de poste) contre Gaël, Xavier Chiarelli et Brahim Ibrahimi ; après l’audience devant le Conseil d’Etat concernant Yann Le Merrer, révoqué pour son activité syndicale (essentiellement pour des prises de paroles non autorisées), c’est à la mise en place d’un véritable système visant à briser toute contestation à laquelle on assiste. Et pas seulement dans les Hauts-de-Seine ou à La Poste. Si un tel enchaînement de jurisprudences était confirmé, ce sont les libertés démocratiques élémentaires, pour celles et ceux qui contestent les politiques gouvernementales et patronales, qui s’en trouveraient sérieusement remises en causes.
La fédération Sud PTT condamne ce verdict et cette justice de classe. Nous continuerons évidemment à soutenir Gaël, ainsi que toutes celles et tous ceux qui sont en butte à la répression, qu’elle vienne des patrons ou de l’Etat.


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Répression anti-syndicale : l'État répond (...)
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